Author: frabrupej8ju

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Article publié par Meline de www.geoploria.com

 

Profiter d’un séjour balnéaire à Tahiti pour faire de la plongée

Tahiti est l’une des principales destinations des touristes venant des quatre coins du monde pour y effectuer un séjour balnéaire. Elle est célèbre parmi les îles composant les archipels de la Polynésie française pour la richesse exceptionnelle de ses fonds marins. En effet, les passionnés de plongée sous-marine seront plus que ravis d’explorer les récifs coralliens qui entourent cette île. D’autant plus que de nombreux centres de plongées s’y trouvent et dispensent même de formations dans le cas où vous souhaiteriez vous initier à la plongée. Ceux ou celles qui préfèrent la randonnée palmée ou le snorkeling trouveront aussi leur bonheur.

La période à privilégier pour séjourner à Tahiti

Il est souvent nécessaire de planifier un voyage en s’informant sur la meilleure période pour se rendre à une destination, en particulier concernant le climat. Mais en Polynésie française, il est possible d’y voyager toute l’année sans généralement vraiment s’en soucier. Ce, grâce à un excellent niveau d’ensoleillement, le tout avec une température agréable favorisée par les alizés du Pacifique. La température extérieur y est de 30°C en moyenne tout au long de l’année, sauf de juillet à octobre ou celle-ci descend à 25°C, jour & nuit. La température de l’zau est de 27°C à 29°C toute l’année. Si vous comptez faire un voyage à Tahiti pour un séjour balnéaire, la plongée y est praticable toute l’année avec une préférence pour novembre-avril (eau chaude à 29°C) contre juin-octobre (eau fraiche à 26-27°C). Si vous souhaitez observer les baleines à bosse, la meilleure période est de aout à début novembre, uniquement en sortie snorkeling. Pour ce qui est des dauphins à long bec, cela peut se faire toute l’année.

Profiter des centres de plongée de Tahiti pour se former à la plongée

Tahiti est réputée mondialement pour être une des destinations par excellence pour faire de la plongée sous-marine. Il serait vraiment dommage de ne pas en profiter si vous passez par cette magnifique île particulièrement riche en faunes et flores marines. De plus, elle est entourée de récifs coralliens avec d’exceptionnels lagons aux eaux cristallines et bien chaudes. Lors de votre séjour, vous trouverez sur place plusieurs centres de plongée bien équipée. Ainsi vous n’aurez pas besoin d’apporter vos propres matériels de plongées. Par ailleurs, dans le cas où vous souhaiteriez vous initier à la plongée, la grande majorité de ces centres proposent également des formations pour les débutants. Sinon, il est tout à fait possible de faire également du snorkeling à Tahiti si vous ne voulez pas plonger, afin d’observer les dauphins à long bec, les baleines à bosse et les tortues de mer.

Rencontrer les baleines à bosse à Tahiti

Si vous envisagez de plonger à Tahiti, vous aurez l’occasion de découvrir sur différents spots de plongées toutes sortes de trésors marins. C’est notamment le cas de certaines épaves aussi bien de bateaux que d’avions dont certains datent de la Seconde Guerre mondiale. Bien entendu, vous pouvez aussi y trouver plusieurs espèces de coraux ainsi que de nombreuses espèces de poissons. D’autre part, il est également possible que vous nagiez avec certains mammifères marins tels que les dauphins, mais aussi les baleines à bosse. D’ailleurs, ces dernières font partie des principales attractions à Tahiti. Si vous souhaitez faire la rencontre des baleines à bosse, il est préférable de planifier votre séjour entre le mois de aout à début novembre pour augmenter vos chances. C’est la période à laquelle elles se reproduisent et donnent également naissance en Polynésie.

 

Un centre à recommander

Le centre de plongée Fluid est un centre spécialisé sur les sorties baleines, les sorties dauphins, et les plongées de tous type. Installé depuis une quinzaine d’année, avec la même équipe de moniteurs, tous passionnés par l’océan et ses trésors, ils connaissent les moindres recoins de Tahiti et des plongées les plus intéressantes. Faites vous votre avis en les laissant vous guider dans leur quotidien sur et sous l’eau… Ce n’est que du bonheur !

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Le 16 Avril 1995, en final de la piste de l’aéroport de Tahiti Faa’a, le moteur de l’avion Cessna 172 F-OHAC s’arrête à la suite d’une erreur de son élève pilote, parti en vol solo. Il réussi toutefois un amerrissage à une centaine de mètres du seuil de la piste 04. Le pilote s’en sort sain et sauf. Ouf !

Quelques jours plus tard, une équipe de plongeur est envoyée sur les lieux afin de remonter l’épave. A la surprise générale, l’épave n’est plus là, elle a été déplacée par les forts courants que l’on trouve dans cette partie du lagon. Elle est retrouvée un peu plus loin et est déplacée sur le site dit de l’Aquarium pour ne pas entraver la circulation dans le chenal .

Depuis l’épave du Cessna posée par 5 m de fond dans le lagon de Faa’a est devenue un célèbre spot de plongée local !

 

SOURCE DE L’ARTICLE :  TAHITI HERITAGE

 

 

Un hydravion de type Catalina, qui servait de liaison entre Bora Bora et Tahiti avant la construction de l’aéroport de Tahiti-Faa’a s’abîme dans le lagon de Raiatea le 19 février 1958. A l’époque la seule piste d’atterrissage était celle de Bora Bora construite par l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale.

Cet avion, le Catalina II A c/n 296 a été construit par Consolited Vultee à San Diego pour le compte de la RCAF sous matricule 9712. Il est ensuite cédé à la RAF sous matricule V9712, VA712, puis vendu à un privé et porte VR-BAB comme indicatif. Il est acquis par la RAI (Régie Aérienne Interinsulaire) et immatriculé F-OAVV. (photo 3)

L’avion venait de Bora-Bora. Bien avant le plan d’eau d’Uturoa où il devait amerrir, il y avait une manche à air qui indiquait un sens de vent opposé (nord) au sens dans lequel il aurait dû se présenter pour se poser. De plus, il y avait ce jour sur le lagon une certaine réfraction du soleil, qu’on appelle en langage aéronautique « le mirage ». Cette luminosité ne permet généralement pas, même au pilote confirmé de bien évaluer la hauteur à laquelle il se trouve au-dessus de l’eau.

Le pilote du Catalina, le commandant Allais s’apercevant que le vent n’était pas dans le bon sens décide, de rechercher l’amerrissage vent debout et sort à l’extérieur du récif et tourne à droite, pour revenir beaucoup plus loin. En arrivant au-dessus de la passe, il aperçoit des rouleaux dans la passe et estime qu’il peut alors se poser en sécurité à cet endroit. Il prolonge son vol latéralement au lagon et entame sa descente. A ce moment-là, il demande à son co-pilote : « A quelle hauteur sommes-nous ? ». Au lieu de regarder dehors Seitre consulte les instruments pour répondre : « Nous sommes à 18 ou 20 mètres ».

C’est à ce moment, que le commandant Allais se rendu compte qu’il se trouve dangereusement face à une petite pointe et décide de faire un léger virage en glissade pour gagner quelques mètres afin de se retrouver dans l’axe du plan d’amerrissage. Dans cette glissade il perd un peu de hauteur et l’extrémité de l’aile droite de l’avion qui est inclinée touche brusquement l’eau du lagon. Le ballonnet droit (flotteur de bout d’aile) est arraché. Les mâts qui soutiennent l’aile par rapport à la coque sont cisaillés. L’aile repoussée par l’eau se retrouve pratiquement bloquée. Le fuselage du Catalina est ainsi déplacé latéralement à l’aile. L’hélice du moteur droit qui tournait toujours à au moins 2500 tours cisaille la coque à la hauteur du poste de pilotage. Le co-pilote Seitre meurt sur le coup, le sommet du crâne décapité par l’hélice. Le commandant Allais subit le même sort, lui aussi horriblement atteint. L’avant de la coque arrachée éjecte les deux malheureux. A Raiatea, pendant quelques mois, plus personne ne voulait manger de crustacés. On craignait qu’ils ne se soient nourris avec les corps restés au fond de l’eau.

L’expert officiellement désigné par la justice devait donc conclure :

Si au lieu de se fier aux instruments de bord, le commandant s’était contenté de regarder les cocotiers qui se trouvaient à sa droite sur les deux îles, il aurait sans doute mieux apprécié sa hauteur par rapport au plan d’eau. Et l’accident ne se serait certainement pas produit.

Un second accident

Deux ans plus tard, en octobre 1960, un autre Catalina, est également accidenté lors d’un amerrissage dur à Raiatea. Celui ci, le PBY-5A c/n 1689 a été construit par Consolidated Vultee au profit de l’US Navy sous le matricule 48327, puis exploité sous indicatif civil N1520V . Il est ensuite acquis par la RAI (Régie Aérienne IInterinsulaire) et immatriculé F-OAYD. Ce Catalina accidenté est ramené à Papeete. Jugé irréparable et déséquipé de toutes pièces pouvant être récupérables, il est remorqué et sabordé en novembre 1962. Il gît désormais par 25 m de fond dans le lagon de Faa’a à la fausse passe (lieu dit “Moana Faao” sur les cartes marines) pas très loin des épaves d’un petit avion Cessna et d’une goélette.

Le mirage a sévi deux fois !

 

SOURCE DE L’ARTICLE :  TAHITI HERITAGE

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Le JAMBO est un  véritable centre de plongée AQUALUNG équipé avec du matériel haut de gamme récent (2013) : gilets stab : PRO LT, détendeurs : DIN CALIPSO,  combinaisons AQUALUNG shorti 4mm Bora Bora, masques TEKNIKA,  palmes : EXPRESS, bouteilles  alu et acier 12-14 litres, lampes a Led pour les plongée nocturne…

Le centre AQUALUNG sur JAMBO a été optimisé pour avoir une capacité de gonflage performante et rapide (Compresseur BAUER 20m3/heure) afin de minimiser le temps de gonflage et de réduire les nuisances sonores au maximum.

 

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L’annexe principale rigide en aluminium de 6m propulsée par un moteur Suzuki 115 Cv, équipée de tous le matériels de sécurité : Oxygène médical, une balise radio NAUTILUS étanche a 150m, un téléphone satellite embarqué, une radio VHF – AIS de communication et de détresse permettant de garder le contact entre l’annexe et les plongeurs.

Un moniteur guide certifié vous accompagnera durant votre croisière et vous proposera les plus majestueux endroits pour votre plus grand bonheur.

Pour les débutants, des formations peuvent aussi être réalisées durant les croisières.

Que vous soyez débutant ou confirmé, vous choisirez vous-même les sites, le style et le profil de votre plongée.

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Des séjours personnalisés sur mesure peuvent vous êtres proposés grâce a une connaissance des sites de plongée avec une organisation adaptée aux courants et condition météorologiques locales.

Les plongeurs TEK sont les bienvenus, possibilités sur demande de plongées recycleur, mélange enrichi, etc.…

Les accompagnateurs non-plongeurs ne s’ennuieront pas. Ils pourront découvrir les curiosités locale à terre comme les fermes perlières, maraes historiques, l’artisanat local, les villages typiques et profiter de randonnées palmées dans quelques mètres d’eau translucide où foisonne la faune et la flore.

Retrouvez toutes les informations concernant ce superbe bateau et son célèbre skipper, Laurent BOURGNON, sur son site internet :  www.jambo-charter.com

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Fluid est partenaire avec Shark Mission France, afin de soutenir la cause pour la protection des requins à travers le monde et de sensibiliser le grand public à découvrir et partager des moments autour des requins.

Sharks Mission France est une association crée en janvier 2013 , qui a pour mission d’informer, sensibiliser, rétablir la vraie réalité de ce que sont les requins, des tops prédateurs essentiels qu’il faut protéger ; et d’agir et mobiliser autour de nos actions pour renforcer leur protection et leur assurer pérennité dans nos mers et océans.

L’association Sharks Mission France est née de la volonté de plongeurs expérimentés d’accroitre la protection des requins à travers le Monde, en diffusant une meilleure information, sensibilisation de différents publics ; en mettant à disposition des professionnels de la plongée des outils d’information spécifique auprès des plongeurs, en organisant des conférences et en intervenant en écoles, en club de plongée, en comité d’entreprise ou municipalités .. .

Ils agissent également directement auprès des décideurs et des gouvernements par l’envoi de courriers dédiés et pétitions .

« Pour aimer, il faut connaitre : on ne protège que ce que l’on apprécie et aime ».

Parvenir à ce qu’un large public, que le plus grand nombre de citoyens aiment et se mobilisent pour la protection des requins du Monde constitue l’ un de nos objectifs communs.

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Voici les actions principales menés par Shark Mission

  • Améliorer la connaissance des requins, leur vérité auprès du jeune public, écoliers et lycéens, et auprès des adultes.
  • Sensibiliser les citoyens à se mobiliser pour agir en faveur d’une meilleure protection des requins. Agir auprès des décideurs en France pour que notre pays ne soit plus un des premiers classé mondialement en terme de prises de requins .
  • Organiser des conférences/débats (lieux publics et privés).
  • Mettre à disposition des outils de sensibilisation auprès des différents publics.
  • Créer des évènementiels S.M.F ayant pour objectif d’informer, sensibiliser et protéger.

Ils ont déjà de nombreuses réalisations à leur actif :  la plus grande pétition nationale pour la Cites en mars 2013, retrait d’un spot pub TV à Unilever montrant des images tronquées des requins, une brochure de recommandations en plongée en présence de requins en 3 langues, dont une brochure haut de gamme version papier, un kit de sensibilisation pour les clubs de plongée, pétition ayant rassemblé 1000 signatures internationales en 72h pour l’arrêt de proposition de BBQ de requin dans un hotel club en Tunisie , organisations de conférences avec d’illustres orateurs spécialistes, interventions en écoles, en club de plongée, en Aquariums …et de nombreux projets en cours de réalisation.

L’aileron de requin est un must de la gastronomie du sud est asiatique. Ce sont plus de 3 requins massacrés chaque seconde en moyenne pour des estimations qui vont de 38 à 100 millions de requins tués…

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Selon une étude récente menée par le WWF, la consommation d’ailerons de requins a chuté de presque 50 % en 2013 à Hong Kong. L’importation suit elle aussi logiquement une tendance à la baisse.

Il y a encore quelques années, il était de mise, dans les réunions officielles et les banquets chinois, de proposer de la soupe à base d’ailerons de requins. Ce mets très prisé, vendu très cher et accessible uniquement chez les classes sociales les plus aisées, semble rencontrer aujourd’hui moins de succès. Après de multiples campagnes menées par des organismes de protection environnementale, les Chinois semblent avoir pris conscience du problème.

La pratique du shark finning, qui consiste à rejeter des requins vivants à la mer après avoir prélevé leurs ailerons, engendre de véritables ravages chez les populations de sélaciens. Afin de mettre un frein à cette hécatombe, le gouvernement chinois a banni la soupe d’ailerons de ses dîners officiels, et un certain nombre de restaurateurs ont également supprimé ce plat de leur carte, ou le proposent de manière moins systématique. Une étude récente du WWF Hong Kong montre ainsi que la consommation d’ailerons de requins dans cette partie du monde a baissé de 47 % entre 2012 et 2013. Un vrai progrès pour la Chine, qui reste le premier pays consommateur d’ailerons de requins.

Texte Eliane Rigollet. Crédit photo : Daniel Deflorin 

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Article rédigé par Isabelle Croizeau dans scuba people magasine http://www.scuba-people.com/MAGAZINE-PLONGEE/30/plongee-espadon-voilier-au-mexique    /    Photos : H2O

Chaque hiver, l’espace de quelques semaines, les sardines se regroupent pour migrer le long de la côte mexicaine, au Nord de Cancun. A leur suite, les majestueux espadons voiliers qui entendent bien profiter du festin. Magique !

UN PUR MOMENT DE GRÂCE

« Un pur moment de grâce : juste sous la surface, dans les rayons du soleil, une quinzaine d’espadons-voiliers nous frôlent pour essayer d’attraper la vingtaine de sardines regroupées en une toute petite boule affolée qui tente de trouver refuge entre nous. Les grandes dorsales brun-rouge, les lignes pourpres et mauves sur le corps des espadons, un scintillement bleu, les lignes d’un gris plus clair dans leur gueule ouverte surmontée de leur rostre… le spectacle est tellement fascinant que nous ne craignons même pas de nous faire percuter, même quand ils font preuve d’accélération fulgurante. Et puis comme au bout d’un moment, nous sommes vraiment trop importuns, les espadons se lassent, abandonnent la partie et la boule de sardines disparaît en un clin d’œil vers le fond… » Nathalie, comme tous ceux qui ont eu la chance d’assister au spectacle, en a pris plein les yeux !

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UNE TECHNIQUE BIEN RODÉE

Les espadons, comme d’autres espèces, utilisent pour chasser la technique de la boule : ils encerclent le banc de sardines, ou en tout cas une partie, et poussent vers la surface les poissons pris au piège qui se regroupent en boule dans un réflexe de défense. Les prédateurs foncent alors sur le groupe, déployant leur voile comme si elle leur servait à ce moment-là à « rabattre » leurs proies, et assomment à coup de rostre les sardines impuissantes avant de les avaler. Souvent, la scène de frénésie ne dure que quelques minutes, jusqu’à ce que la boule, hormis quelques rescapées, soit entièrement dévorée. Il ne reste alors que quelques écailles qui flottent entre deux eaux, et les espadons reprennent leur route, pour choisir un peu plus loin d’autres victimes.

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LES REPÉRER GRÂCE AUX FRÉGATES

Ce sont les oiseaux qui permettent de repérer de loin les bancs de sardines, et de fait les espadons : les frégates attendent en général au dessus de l’eau, en vol quasiment stationnaire, que les espadons aient rassemblé une boule de sardines suffisamment grosse. Et la curée peut ensuite être d’une ampleur étonnante : les espadons sont parfois plusieurs dizaines à chasser ensemble, et lorsqu’ils fondent sur le banc à une vitesse hallucinante, c’est aussi pour les frégates le signal du début du festin : le terme de frénésie alimentaire prend alors tout son sens !

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UNE ÉPREUVE DE PATIENCE

Comme toujours lorsqu’il s’agit de partir à la rencontre des animaux, la patience est de mise. Malgré l’aide précieuse des frégates, il faut être prêt à naviguer plusieurs heures avant de repérer les bancs, et leurs prédateurs. Et compte tenu de la vitesse de déplacement de tout ce petit monde, il faut être vif, prêt à se mettre à l’eau en un clin d’œil, pour éventuellement faire chou blanc et recommencer inlassablement quelques centaines de mètres plus loin. Il faut donc quand même, même s’il n’y a rien de compliqué, être dans une forme physique correcte pour pouvoir jouer pendant des heures à descendre et remonter sur le bateau. Mais les mises à l’eau successives, et les montées d’adrénaline qu’elles procurent à chaque fois, font aussi partie du jeu.

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LE POISSON LE PLUS RAPIDE DU MONDE

L’espadon voilier, de son nom latin Istiophorus platypterus, est le poisson le plus rapide du monde : en situation de chasse, il peut atteindre 110 km/h ! Prise de choix pour les amateurs de pêche au gros, ce grand pélagique, même si les plus grands spécimens peuvent atteindre 3 mètres de long et peser une centaine de kilos, mesure en général 2 mètres pour un poids moyen tournant autour de 50 kilos. Il peut déplier et replier sa nageoire dorsale, sa grande voile, pour diminuer sa résistance à l’eau, ou au contraire donner le « coup de frein » nécessaire à la poursuite de ses proies.

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UNE SAISON TRÈS COURTE

La saison des rencontres avec les espadons est extrêmement courte. Elle ne dure que quelques semaines, entre janvier et mars, dans les eaux chaudes et riches de la mer des Caraïbes, plus précisément au large de Playa del Carmen. H2O, face au succès des premiers voyages, va renouveler son offre l’an prochain. Trois dates sont dores et déjà prévues, du 25 janvier au 4 février 2013, du 30 janvier au 9 février, et du 4 au 14 février

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CÔTÉ PRATIQUE

Rappelons que la plongée avec les espadons voiliers se fait en PMT. Les sorties se font à la journée, sans limitation de temps puisque l’on s’adapte à la présence des animaux. Le bateau est prévu pour 15 personnes, mais les groupes sont limités à 7 pour plus de confort et pour avoir davantage d’espace pour le matériel photo. Le voyage est organisé par H2Oen partenariat exclusif avec le centre Phocea Mexico (que nous vous avons présenté dans un précédent numéro), et prévoit en deuxième partie de séjour des plongées en cénote et aux alentours de Playa del Carmen.

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Entre l’Océan Pacifique et la Mer de Cortez se dessine la péninsule mexicaine appelée Basse Californie ou Baja California. Située à la porte d’entrée de la mer de Cortez, sa capitale, la paisible ville de La Paz, recèle une biodiversité et des paysages exceptionnels. Surnommée par Jacques Yves Cousteau « le plus grand aquarium du monde», la Mer de Cortez est propice à de nombreuses rencontres d’exception en fonction des saisons : bancs de requins marteaux, requins baleines, raies mantas géantes, raies mobulas, tortues, dauphins, otaries de Californie mais aussi de nombreux mammifères marins comme le rorqual bleu, la baleine à bosse, la baleine grise et même des orques.

Classée bio-sphère et site du patrimoine mondial pour sa biodiversité et ses paysages naturels exceptionnels par l’UNESCO, l’île d’ Espiritu Santo se trouve juste à quelques miles nautiques de La Paz. Elle est notamment réputée pour sa colonie d’otaries de Californie résidant dans une île voisine, un peu plus au Nord : Los Islotes.

Pour s’y rendre, il faut compter 45min en « panga ». Trajet étonnamment court tant le spectacle est varié : escorte de dauphins, souffles de baleines, tortues respirant en surface, frégates, cormorans, fous à pattes bleues ou pélicans en train de chasser… Le plus excitant reste encore l’observation des raies mobulas qui s’envolent au-dessus de la surface, nous saluant de quelques loopings !

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A l’approche de Los Islotes, les yeux déjà émerveillés par la navigation, une forte odeur et un vrai vacarme attirent notre attention. Pas de doute, nous sommes arrivés! La présence d’une colonie de pas moins de 300 pinnipèdes ne passe pas inaperçue. Certains se prélassent au soleil, d’autres socialisent, quant aux mâles, ils effectuent des rondes accompagnées d’aboiements, afin de s’affirmer en gardant leur territoire et de protéger leur harem.

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Habitués à voir débarquer les pangas pleines de touristes, les adultes ne portent aucune attention à notre embarcation, à l’inverse des petits qui, débordant de curiosité, viennent tourner autour de la petite panga, tout juste amarrée au corps-mort. Il est temps d’assister au briefing des règles de respect et de sécurité avant de s’équiper puis de s’immerger.

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Une fois dans l’eau turquoise, un petit round d’observation est requis pour faire les présentations. Très curieux et malicieux, les jeunes sont comparables à des chiots. Commençant par tourner autour de nous, ils se familiarisent rapidement avec les plongeurs et portent alors un vif intérêt à notre équipement. Une fois en confiance, il grignotent nos palmes, tentent d’arracher la sangle de nos masques, jouent avec l’élasticité de notre néoprène ou encore mordillent le bout de nos doigts.

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Bien qu’en apparence maladroits sur terre, les lions de mer sont de fabuleux nageurs et d’incroyables acrobates. Extrêmement vifs et agiles, il n’est pas rare d’avoir le privilège d’assister à un gracieux ballet entre plusieurs jeunes jouant dans des bancs de milliers d’anchois, ou de les voir se divertir avec tout ce qui suscite leur curiosité, comme ce pauvre diodon qui aura passé un mauvais quart d’heure.

Longuement, le pinnipède manipula délicatement et précautionneusement le poisson toxique muni d’épines qui fut l’objet d’un jeu pareil à celui d’un chien avec une balle.

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Tout autour de la petite île, la plongée est captivante. Guidés par les otaries, nous avançons le long des récifs coralliens et des tombants qui regorgent de vie. Un réel vivier où il n’est pas rare de croiser quelques cormorans, chassant les anchois à plusieurs mètres de profondeur.

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Bien qu’agréablement surpris par cette complicité naturelle entre l’otarie et le plongeur, il ne faut pas oublier que ce sont des animaux sauvages dans un environnement sauvage. Gardons à l’esprit qu’une morsure peut infliger d’énormes dégâts sur l’homme, risque d’autant plus important pendant les périodes de reproduction, où les mâles adultes sont très territoriaux et agressifs.

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Il est donc impératif de respecter les règles de sécurité et les codes de bonne conduite afin d’adopter le comportement adéquat. Pour cela il est primordial d’avoir un guide chevronné capable d’encadrer correctement les plongeurs.

Outre les consignes de sécurité en plongée et en snorkeling, voici quelques règles importantes à respecter pour les interactions avec les lions de mer :
– Interdiction de monter sur les rochers. Vous provoqueriez du stress aux animaux qui se montreraient agressifs sur terre et vous verraient comme un intrus, surtout en période de reproduction (Mai) ce qui induit un risque inhérent de se faire attaquer par l’un des « machos »rempli d’adrénaline.
– Restez à distance des rochers et suscitez la curiosité des femelles et des jeunes, vous verrez, ils viendront nager autour de vous, laissant les machos territoriaux à bonne distance.
– Les lions de mer sont des animaux sauvages, il est donc intolérable de les toucher, les nourrir ou de se comporter de manière irrespectueuse. (Imaginez que vous marchiez dans la rue et que des inconnus viennent vous « peloter », en quelque sorte !!!

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Le site convient parfaitement aux débutants comme aux personnes plus expérimentées, mais également aux non-plongeurs. Les vidéastes et les photographes auront intérêt à bien recharger leurs batteries avant de venir, tant il y aura à faire tout au long de la journée. C’est également un excellent site pour la pratique de l’apnée.

LES RENCONTRES POSSIBLES À LA PAZ

Requins Marteaux : Septembre à Février
Requins Baleines : Octobre – Novembre et de Mars à Mai
Raies Mantas : Août à Septembre
Raies Mobulas : Juillet à Octobre
Baleines bleues, dauphins : Janvier à Avril
Baleines Grises : Février à Mars
Baleines à bosse : Décembre à Mars
Raie Manta :Août à Septembre
Orques : Décembre à Mars
Otaries : Toute l’année (Avril à éviter : période du rut)

Texte & Photos : Greg LECOEUR

Greg le coeur

http://www.greglecoeur.com/

ARTICLE DE SCUBA PEOPLE :

http://www.scuba-people.com/page/plongee-a-la-paz-magazine-plongee

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PLONGER AVEC LES REQUINS…

par Denis Jeant | le Dimanche 28 Novembre 2010 |

Plonger avec les requins est-il devenu un phénomène de mode ? Aujourd’hui, pour les tours operators en plongée, les requins sont un argument qui fait vendre. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, le mot requin glaçait d’effroi. Nous vous proposons à la suite d’aborder ce type de pratique, en vous proposant de nombreuses références afin de pouvoir approfondir ce vaste sujet.

Texte de Denis Jeant et Photos de Michel Bègue & Google Images

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UN DÉLIT DE SALE GUEULE

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De nombreux ouvrages d’auteurs à l’imagination fertile ont décrit le requin comme un monstre assoiffé de sang, dont la perversité n’a pas d’égal. Fiction et réalité sont mêlées inextricablement. Cela va de 20 000 lieux sous les mers (1870) de Jules Verne, au mako décrit par Ernest Hemingway, dans le Vieil homme et la mer (1952) à Megalodonde Robin Brown, jusqu’à Jaws (Les Dents de la Mer ), le best-seller de Peter Benchleyparu en 1974.

L’incarnation du mal dont l’attaque ne pouvait qu’entraîner démembrement sanguinolent et une mort certaine. Une véritable machine à tuer.  Il réveille en nous des peurs ancestrales. Le requin domine tous les autres animaux dans ce statut de véritable mythe.

« Les Dents de la Mer  » (Jaws ), tiré du roman et réalisé par Spielberg, à renfort d’effets spéciaux, a su avec intelligence exploiter nos fantasmes principalement par la suggestion. Le requin n’avait pas besoin d’une telle publicité. Il est devenu très rapidement l’ennemi public numéro un.

A la suite du film, les centres de plongée en Californie ont enregistré des pertes allant jusqu’à 40% de leur chiffre d’affaires. Le film fut un des meilleurs succès du Box Office mondial avec notamment plus de 6 millions de spectateurs en France.

D’autres films, comme les films de la série Shark Attack , moins bien réalisés, prêtent plus à rire qu’à avoir peur (voir la vidéo).

À titre d’expérience, précisez à votre voisin qui est casanier et aquaphobe que vous faites de la plongée. Il y a de fortes chances qu’il trouve que votre activité préférée est à la limite du raisonnable. Apprenez-lui que vous plongez avec des requins et que vous aimez ça. Il vous prendra pour un fou à lier ou casse-cou !

Certaines civilisations du Pacifique ont une tout autre considération pour le requin.  La plupart des sociétés polynésiennes considéraient le requin comme un dieu ou un demi-dieu. Ils parlaient de Kauhuhu, le dieu requin. Les indigènes des îles Salomon croient que les corps des requins sont habités par les fantômes des morts. Quand ils vénèrent le requin, ils vénèrent leurs ancêtres. Ils ne pêchent jamais les requins. Ils croient que les requins sont humains et leurs cousins. Si un étranger prend un requin, ils l’éviteront car il n’a pas respecté leur croyance.

LE RISQUE D’ATTAQUES ?

Bouledoge

Les attaques de requins sont très rares. L’International Shark Attack File (ISAF ), recence les attaques à l’échelle mondiale.

Les faits contredisent sa réputation. On ne compte qu’entre 50 à 75 cas par an dont entre dix et trente mortels, ce qui est peu comparativement aux morts par piqûres de guêpes, ou aux accidents de la route (4273 morts/an en France en 2009 ).

À titre de comparaison, d’après l’ISAF, en 1987, il y a eu 8064 morsures de chiens et 1587 morsures d’humains à New-York contre 13 de requins pour l’ensemble des USA.

Par contre, le requin reste un animal sauvage. Sur 500 espèces, environ une trentaine d’espèces sont potentiellement dangereuses pour l’homme, tels les requins bouledogues , les requins tigresgrands requins blancs,  les requins bleus, les requins océaniques,…

Les plongeurs sont peu concernés. Il s’agit surtout des surfeurs, des pêcheurs sous-marins et dans une moindre mesure les nageurs qui paient parfois un lourd tribut à leur pratique. À titre d’exemple à la Réunion, d’après l’étude du Dr Géry Van Grevelynghe, sur 25 cas recensés (100%), 1 cas (4%) concernait un « plongeur bouteille » contre 8 (32%) pour les surfeurs et véliplanchistes, 6 (24%) pour les pêcheurs sous-marins et 10 (40%) pour les baigneurs et autres.

RODNEY FOX N’EST PAS RANCUNIER !

Rodney Fox at Aldinga beach

Rodney Fox est né le 9 novembre 1940 à Adelaïde, dans le sud de l’Australie. Il a trois enfants et 6 petits enfants.  

En décembre 1963, il participait à une compétition de pêche sous-marine au sud de la plage d’Aldinga d’Adelaïde  , sa ville natale. Il  a été attaqué par un grand requin blanc et mordu au buste et au bras.

Son histoire a fait le tour du monde. Il a écrit un livre qui est devenu un best-seller. Son attaque est vraisemblablement la plus médiatiques de toutes les attaques de requin.  Il est considéré comme un véritable miraculé.

Les lambeaux de chairs maintenus par sa combinaison de plongée, il est conduit d’urgence à l’hôpital, où pas moins de 462 points de sutures ont été nécessaire au  Dr. Justin Miller pour le recoudre. Les blessures sont impressionnantes. Son abdomen a été entièrement exposé et toutes ses côtes cassées du côté gauche.  Son diaphragme a été déchiré et un poumon perforé, son omoplate a été percée, sa rate est apparente, et il a perdu beaucoup de sang à cause de ses multiples hémorragies.  Tendons, doigts et le pouce de sa main droite ont été coupés.

Pas rancunier, depuis cette expérience malheureuse, il consacre sa vie à la défense et à l’étude du requin blanc.Il a mené plus de 100 expéditions pour accompagner des touristes plongeurs à sa rencontre et a participé à de nombreux films sur le sujet.Il a été conseiller principal  et chef d’expédition pour le film  « Les Dents de la Mer  » (Jaws ). Pour lui, les spectacteurs ont pris ce film, qui est une pure fiction cinématographique, pour la réalité.Il a également créé son musée du requin à Adelaïde qui retrace son histoire, ses expéditions et tournages qu’il a menées avec son fils Andrew.

Il considère le grand blanc comme un « prédateur trapézoïdal » important et qui commande directement la diversité et l’abondance des autres espèce dans le grand enchaînement de la vie. Les activités et campagnes de sensibilisation de Rodney Fox ont contribuées dans une certaine mesure au statut de protection dont le grand requin blanc bénéficie notamment en Australie.

Comme le dit Rodney, les vrais requins font plutôt partie de l’espèce humaine que de la faune sous-marine.

OÙ ALLER À LA RENCONTRE DES REQUINS ?

Il y a des requins dans toutes les mers et océans. De manière exceptionnelle, on trouve parfois des requins tropicaux dans nos eaux plus tempérée. A titre, d’exemple, un requin tigre a été pêché l’été 2007 dans un filet, par un plaisancier, en France métropolitaine, à Fouras en Charente-Maritime (17).

Contrairement au titre de l’auteur de la vidéo qui parle de requin blanc, il s’agit d’un requin-taupe bleu ou requin Mako (Isurus oxyrinchus), espèce pélagique, pêché fin juillet 2009 et ramené au port de Marseille (13)

Le requin bouledogue  est doué d’un adaptation étonnante, que cela soit en eaux salées ou eaux douces. Il remonte des fleuves comme le Zambèze, le Tigre, le Missisippi, le Gange, l’Amazone, le Saint-Laurent… Il a été retrouvé en eau douce à 3700 km de l’embouchure de l’Amazone.

Quelques spots de plongée à requins:

  • Requin bouledogue  (Carcharhinus leucas):
    Fidji, Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Birmanie, Ile Maurice, La Réunion, Mexique, Costa Rica, Bahamas, Brésil,…
  • Requin tigre  (Galeocerdo cuvier):
    Polynésie Française (Tahiti), Fidji, Afrique du Sud, La Réunion, Australie, Bélize, Nouvelle-Zélande, Ile Maurice, Nouvelle-Calédonie, Bahamas, Floride, Hawaii, Midway (USA)… requin5
  • Requin taureau   (Carcharias taurus) :
    Afrique du Sud, Australie, Liban, Japon, Nord-Caroline (USA)…
  • Requin citron (Negaprion Brevirostris) :
    Polynésie, Fidji, Floride (USA), Turks & Caicos, Mexique, Belize, Bahamas, Afrique de l’Ouest
  • Requin marteau halicorne (Sphyrna lewini) :
    Soudan, Egypte sud mer Rouge, Tanzanie, Mozambique, Maldives, Afrique du Sud, Australie, Papousie Nouvelle Guinée, Fidji, Equateur, Coco Islands (Costa Rica), Isla de Malpelo (Colombie), Mexique, Texas (USA),
  • Requin renard (Alopias vulpinus, pelagicus, superciliosus ):
    Sud Mer Rouge, Ile de Malapascua, Cebu (Philippines), Nouvelle-Zélande…
  • Requin océanique  (Carcharhinus longimanus): 
    Egypte Sud mer Rouge, Soudan, Polynésie, Hawaii, Australie, Philippine…
  • Requin baleine (Rhincodon typus ):
    Afrique du Sud, Djibouti, Mozambique, Seychelles, Madagascar, Maldives, Philippines, Thaïlande, Tanzanie, Australie, Belize, Honduras, Cuba, Mexique, Equateur, Texas (USA) …
  • Requin pélerin (Cetorhinus maximus) :
    Bretagne (France), Ile de Man, Corwall (Royaume-Uni)….

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QUEL COMPORTEMENT ADOPTER ?

Certaines situations à risque sont à éviter dans une région connue pour la présence possible de requins potentiellement dangereux.

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Ces recommandations ne peuvent être que générales et devront être adaptées au lieu et au type de requin:

  • éviter d’être seul, ce qui ne devrait pas arriver en plongée loisir. Les requins préfèrent s’intéresser aux individus isolés.
  • un plongeur en immersion à moins de chance de se faire attaquer qu’un surfeur ou baigneur. La majorité des attaques se déroulent en surface et près du rivage.
  • plonger toujours avec un guide expérimenté connaissant le comportement des requins locaux.
  • éviter de porter des objets scintillant ou des vêtements de couleurs vives et contrastées qui pourraient attirer, voir exciter des requins. Préférez des couleurs neutres.
  • plonger à partir d’une embarcation de surface
  • éviter de plonger à l’embouchure d’un fleuve, dans les ports ou si l’eau est trouble. L’eau trouble est un facteur de risque majeur.
  • dans les eaux tropicales, évitez de plongez du coucher du soleil à l’aube, période de chasse des prédateurs
  • ne molestez jamais un requin même indolent.
  • les shark-feeding: nourrissages de requins, peuvent être dangereux s’ils sont mal contrôlés. La sécurité des plongeurs doit prévaloir sur l’observation. Ils peuvent par exemple entraîner une frénésie alimentaire chez le requin dagsit ou requin gris. Un bon nombre de morsures chez des plongeurs ont été entraînées par des shark-feeding mal contrôlés. Il est difficile de contrôler l’excitation d’un animal sauvage. Parfois même, le danger ne venait pas des requins eux  mêmes. Certains adeptes de cette pratique ont été mordus à la main par des murènes, voir des napoléons attirés par cette nourriture facile.
  • restez toujours être en aval du courant olfactif créé par un appât, pour éviter d’être imprégnié de son odeur.
  • restez calme, nagez lentement, ne faites pas de mouvements brusques
  • utilisez avec parcimonie le flash si vous faites de la photo sous-marine car le recyclage du flash attire les requins ou les effraye selon les espèces.
  • n’acculez jamais un requin contre une paroi ou dans une grotte, il doit toujours pouvoir fuir, sinon, il peut se sentir menacé
  • Au-delà de 3 à 4 requins ou en cas d’instance manifeste, préférez abandonner la partie en remontant en surface, dos à dos. Le plongeur peut être confronté au comportement inquisiteur de grands prédateurs qui assure une défense territoriale comme le requin pointe blanche de récif, le requin soyeux, le requin océanique ,requin mako , le requin tigre ..
  • garder un oeil sur les requins des environs. Essayez de décoder leur comportement, une possible parade d’intimidation. À titre d’exemple, le requin gris ou requin dagsit adopte une nage caractéristique en S puis en 8 à l’approche d’un plongeur qui lui semble menaçant. Son dos est arqué et ses nageoires pectorales abaissées. Cette parade ritualisée est le plus souvent le prélude à une attaque en règle jusqu’à ce que l’adversaire considéré comme menaçant s’en aille. Cette attitude semble être liée à la défense du territoire.
  • si vous plongez en recycleur , les requins s’avèrent plus curieux du fait de l’absence de bulles.

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QUI MENACE QUI ?

Les requins sont en voie de disparition. Leur population globale a baissé de 75% en 20 ans, d’après certaines estimations. Ils sont les victimes des palangriers industriels, des braconniers pour leur mâchoire ou dents, de leur pêche pour leurs ailerons (finning ) pour confectionner la tristement célèbre soupe aux ailerons de requins. Les ailerons sont même parfois coupés sur le requin vivant et l’animal rejeté à la mer.

Un véritable trafic qui a pignon sur rue existe afin d’alimenter notamment le marché asiatique et les restaurants chinois. Approximativement 100 millions de requins par an sont sacrifiés pour quelques gourmets. C’est plus que la population française réunie !

  Shark finning

Faites une recherche sur Internet sur le mot « finning » dans votre moteur de recherche préféré et vous verrez qu’il est facile de faire son marché.

Bien que la Communauté Européenne tente d’interdire à ses navires cette pêche et le rejet de requins à la mer, bien que 80 pays aient signé un accord pour bannir la pêche des requins blancs, un certain nombre de pays continue ce massacre.

Le rapport conjoint du WWF et de l’IUCN sur la pêche et la vente de requins en Europe dans le cadre du programme Traffic vous permettra de constater que nous avons encore à balayer devant nos propres portes en Europe.

Les plongeurs, témoins privilégiés du monde sous-marin ont fait partie des premiers à prendre conscience de la nécessité de protéger les requins. Certains plongeurs ambassadeurs de renons, par leurs films documentaires ou articles diffusés auprès du grand public ont contribué pour une grande part à réhabiliter le requin, maillon indispensable de l’écosystème marin. Nous pouvons par exemple citer les noms de Ron et Valerie Taylor, Howard et Michele Hall, Rodney Fox, Marty Snyderman, Doung Perrine, Jean-Michel Cousteau, …

Comme vous l’aurez compris, le véritable prédateur est l’homme.

Comme le suggère la Charte Internationale du plongeur Responsable, initiative de l’association Longitude 181 Nature  , boycottez avec vigueur les restaurants qui mettent sur leur carte la soupe d’ailerons. N’hésitez pas à devenir l’ambassadeur des requins autour de vous en faisant partager votre enthousiasme. Plongez à la rencontre des requins, cela ne peut être que source de découvertes enrichissantes et d’un développement touristique durable. À titre d’exemple, le village de Gaansbai en Afrique du Sud est devenue la ville du grand requin blanc. Aujourd’hui, sur place le requin blanc a plus de valeur marchande vivant que mort. Allez plonger également dans d’autres parties du monde réputées, comme à Rangiroa en Polynésie française, spot de plongée, connu pour la variété et le nombre des requins rencontrés dans ses eaux.

POUR ALLER PLUS LOIN…

La suite à paraître dans un prochain article, sur le shark-feeding…

Merci pour cet article à Denis JEANT

Denis jeant

BEES 2° en plongée subaquatique,

Naturaliste et passionné par les requins

Auteur d’ouvrages sur la plongée et sécurité en plongée.

Accéder au profil de Denis Jeant

Nous tenons à remercier Qatarairways qui a rendu ce reportage possible

Dans l’archipel des Palaos, les touristes se bousculent pour nager avec les squales, devenus l’attraction principale de ces îles du Pacifique.

En 2009, l’archipel en Micronésie avait créé le premier sanctuaire pour requins au monde, une initiative destinée à protéger l’environnement qui a connu un succès tel que les autorités veulent à présent bannir totalement la pêche commerciale dans leurs eaux territoriales d’ici 2018.

Située dans le Pacifique nord à 800 km à l’est des Philippines, la future réserve marine, quasi grande comme la France, a vocation à devenir le plus grand sanctuaire marin au monde d’un seul tenant, un titre déjà revendiqué cependant déjà par les îles Cook.

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Pour l’architecte du projet, le président des Palaos Tommy Remengesau, l’océan a besoin de « guérir » après des années de pêche industrielle qui ont vu les stocks de certaines espèces comme le thon rouge s’effondrer.

Les Etats insulaires du Pacifique, qui doivent également affronter les conséquences du changement climatique, sont « la conscience de la planète » en matière environnementale et doivent donner l’exemple en raison de leurs liens avec la mer, estime le chef de l’Etat.

« L’océan, c’est notre mode de vie », dit-il. « Il nous protège et nous nourrit, il nous fournit nos références culturelles, notre identité même ».

Il y a tout juste 10 ans, des dizaines de bateaux à requins, comme on les appelait alors, mouillaient régulièrement l’ancre à Koror, avec à leur bord, en train de sécher, des ailerons de squales destinés à devenir l’ingrédient principal des soupes dont l’Asie raffole. Aux plus belles heures de ce commerce, environ 73 millions de requins étaient amputés de leur aileron et rejetés à la mer pour y mourir, d’après les estimations.

– Voir les requins dans leur environnement naturel –

« Cela m’aurait fait très mal d’assister à ça », explique Maayan Sagr, touriste israélienne de 22 ans qui participe à un stage de plongée de six semaines dans l’archipel, régulièrement cité parmi les meilleurs spots au monde par les amateurs.

« La nature et les requins sont la raison pour lesquelles je suis venue ici », poursuit-elle. « Tout le monde sait que c’est calme et paisible mais l’attrait principal, c’est les requins, pouvoir les voir dans leur environnement naturel ».

Le président de l’archipel considère lui que la création du sanctuaire a commencé à transformer l’image du squale dans le monde, vu un peu plus comme un précieux maillon de l’écosystème et un peu moins comme un dangereux prédateur.

Selon l’ONG Pew Environment Group, un tiers des Etats ont suivi l’exemple des Palaos en interdisant la pêche à l’aileron de requin. En Chine même, la demande a baissé: la fameuse spécialité, jadis parmi les mets les plus prisés, a été bannie des banquets officiels tandis que des personnalités sont montées au créneau pour en dénoncer la consommation.

« Nous estimons qu’un requin vivant vaut mille fois plus qu’un requin mort », fait valoir Tommy Remengesau. Il cite une étude de 2011 selon laquelle un requin des récifs peut rapporter sur dix ans près de 2 millions de dollars de revenus touristiques.

Et si le nombre de touristes a augmenté depuis la création du sanctuaire, aucune attaque contre des plongeurs n’a été signalée.

Le tourisme représente environ 50% du PIB, soit quelque 160 millions de dollars annuels. La pêche au thon rapporte elle environ 5,5 millions de dollars.

C’est la première fois qu’un gouvernement veut en finir avec la pêche commerciale, souligne la biologiste marine américaine Sylvia Earle, qui a dirigé plus de 100 expéditions océaniques en près de 60 ans de carrière.

« On a conscience aux Palaos qu’il faut protéger les systèmes qui nous maintiennent en vie et limiter ce qui est clairement non durable, le prélèvement de requins, de thons et de vie maritime », dit-elle. L’archipel a institué un modèle qui « va réveiller » le monde, estime-t-elle.

 

Article rédigé sur Tahiti Infos le Jeudi 4 Septembre 2014

Source :  Isabelle Croizeau | le Mardi 26 Octobre 2010 | Sur Scuba-people

                 Eco-tourisme & Whale watching | www.matatohora.com

 

PLONGER AVEC LES BALEINES & DECOUVRIR LA FAUNE MARINE POLYNESIENNE

Dans le cadre de ses activités nautiques, le centre FLUID dispose d’autorisations annuelles afin de pouvoir exercer l’activité d’approche des baleines et autres mammifères marins dans les eaux de Tahiti. Cette autorisation est délivré par le ministère de l’environnement, à savoir précisément le ministère du tourisme, de l’écologie, de la culture et des transports aériens. Cette autorisation répond à un arrêté édité dans le but de contrôler la pratique du whale watching dans les eaux Polynésiennes. L’association Mata Tohora, assermenté par l’état pour aider à la bonne réalisation de cette mission et participe activement à la cause pour la protection des Baleines à bosse. 

En tant que passionné de l’écosystème marin en général et tout particulièrement des Baleines à bosse lors de leur saison de reproduction et de mise bas en Polynésie, il nous importe à tous au sein du club de diffuser les bonnes informations et les consignes à tenir pour respecter ces mammifères incroyables. Aussi nous consacreront cet article à l’explication du contexte qui nous lie à ces fabuleuses créatures, à leur compréhension, aux chartes d’approches, ect…

 

DES CHARTES D’APPROCHE

L’approche des cétacés suppose le respect d’un certain nombre de règles : pour les déranger le moins possible, et parce que de toute façon ils s’enfuiront si vous ne les respectez pas. Dans toutes les régions du monde, les opérateurs qui emmènent les touristes s’engagent d’ailleurs de plus en plus à signer des chartes d’approche des animaux, et à planifier leurs sorties pour limiter le nombre de bateaux présents sur zone en même temps.

DES RÈGLES À RESPECTER

En premier lieu, ne jamais mettre le cap directement sur les animaux, et encore moins leur couper la route ; si l’observation se fait à plusieurs bateaux, une concertation est nécessaire pour ne pas les encercler ; se rapprocher ensuite lentement, à un ou deux nœuds seulement, un moment qui permet par ailleurs de faire un point sur le comportement des animaux et sur une possibilité d’approche. En fonction des espèces, les distances d’approche du bateau sont ensuite différentes, 100 mètres pour certaines, 50 mètres pour d’autres, et dépendent aussi de la présence éventuelle de jeunes.

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DES AUTORISATIONS POUR SE METTRE À L’EAU

Rappelons qu’il est en principe interdit de se mettre à l’eau avec les baleines. En Polynésie cela est cependant toléré et pour les prestataires qui proposent l’activité, comme le notre, nous bénéficions d’une autorisation professionnelle accordée par les autorités locales. Elle est assujettie d’une part à une connaissance approfondie des espèces et au respect de règles d’approche strictes des animaux avant la mise à l’eau.

LORS DES MISES A L’EAU, RESTER PRUDENT

Et pour ceux qui auront la chance d’approcher en snorkeling, une baleine à bosse ou un cachalot, la prudence reste de mise : n’oublions pas que nous parlons d’animaux qui pèsent souvent plus de 15 tonnes ! Et si les adultes, sauf situation de stress, ne font en principe pas preuve d’agressivité, c’est parfois des petits qu’il faut davantage se méfier : tout à leurs jeux et à leurs cabrioles, comme les affectionnent par exemple les petites baleines à bosse, ils sont incapables de vous éviter, et cherchent même parfois à vous considérer comme un jouet de bain…ils font deux tonnes, et la fuite dans ces cas là reste la seule solution envisageable !

SAVOIR RENONCER

La règle d’or en matière d’approche des baleines, que ce soit pour une observation en surface ou pour une mise à l’eau, reste la même que pour tous les animaux sauvages : savoir renoncer. En clair, n’envisager de se mettre à l’eau ou de les observer de près que si les animaux acceptent d’eux mêmes le contact. Ce qui nous ramène au paragraphe précédent, la connaissance approfondie des comportements, selon les espèces, est un préalable indispensable pour être à même d’évaluer la situation. La présence d’un guide est donc plus que souhaitable.

DES SANCTUAIRES BALEINIERS

La commission baleinière internationale a créé deux grands sanctuaires, celui de l’Océan Indien et celui de l’Océan Austral: le but de ces deux immenses territoires étant d’y interdire formellement la chasse, pour permettre à des populations fragilisées de se reconstituer. Les sanctuaires sont également devenus, de fait, des lieux d’observation et d’étude des grands cétacés pour les scientifiques. Et ces dernières années, de plus en plus de pays ou de groupes de pays ont mis en place à leur tour des sanctuaires de protection des cétacés. Leur intérêt est à la fois d’offrir des zones où aucune capture n’est possible, mais aussi d’organiser les activités humaines autour des baleines. Parce qu’un éco-tourisme bien géré est sans doute la meilleure alternative à la chasse.

LE SANCTUAIRE POLYNÉSIEN

Plus grand que l’Europe, le sanctuaire de protection des cétacés de Polynésie Française créé en mai 2002 s’étend aux cinq archipels : Tuamotu, Gambier, Australes, Iles de la société, Marquises. L’arrêté rappelle que ces espèces “font l’objet d’une inscription sur la liste des espèces protégées”, et que sont interdits : “la mutilation, le harcèlement, la capture ou l’enlèvement, la consommation et la chasse, ainsi que la détention, le transport, l’importation et l’exportation”. Il règlemente également l’approche des animaux, en limitant par exemple à 50 mètres la distance d’observation des baleines à bosse en bateau, une distance augmentée à 100 mètres si un baleineau les accompagne, et à 30 mètres la distance d’observation des dauphins et autres cétacés.

10 - Affiche baleines dauphins

AGOA, LE SANCTUAIRE DES ANTILLES

Aux Antilles françaises, c’est le sanctuaire AGOA qui vient récemment d’être mis en place : 138 000 km² dans les eaux des Antilles sous juridiction françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy). L’idée est à la fois de protéger les espèces, mais aussi de gérer leur habitat, et de prendre en compte les activités humaines dans la zone, et notamment bien sûr les activités de whale-watching. Et si cette initiative concerne les Antilles françaises, il existe en fait une véritable collaboration avec notamment les Antilles Néerlandaises et la République dominicaine pour établir une sorte de corridor marin, qui sécurise les couloirs de migration et les aires de répartition des animaux, qui ne s’arrêtent pas aux frontières politiques !

PELAGOS, LE SANCTUAIRE DE MÉDITERRANÉE

Dans la même optique, la France, l’Italie et Monaco créaient il y a maintenant une douzaine d’années le premier sanctuaire international de Méditerranée, Pelagos : un triangle de 87500 km2 situé entre les îles d’Hyères, le Nord de la Sardaigne, et la côte italienne. C’est là que l’on trouve la plus grande concentration de cétacés de toute la Méditerranée, mais aussi des activités humaines très importantes, qu’il s’agisse de navire de commerce ou de bateaux de plaisance. L’enjeu était donc, pour les pays créateurs de Pelagos, de parvenir à gérer l’ensemble de ces aspects.

Tous les TO de plongée vous proposent des séjours ou des croisières autour des baleines. Nager avec une géante de 15 tonnes reste un moment magique dans la vie de tout plongeur. En gardant toujours une chose à l’esprit : il s’agit d’animaux sauvages, parfois imprévisibles, et rien n’est jamais acquis.